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REFLEXION

juin 10, 2011

Après une certaine absence de ma part, pour mes rares lecteurs en raison d’une longue hésitation à poursuivre ce blog, j’arrive à cette reflexion.

Les opinions sont diverses et chacun de nous ancré dans ses opinions les plus personnelles se positionne avec entêtement. Rien, plus rien ne le fera changer d’avis. Il n’y a que les indécis qui restent faciles à entraîner dans un sens ou dans l’autre. Nous sommes obtus dans notre vision du monde sans comprendre que notre nature humaine et notre faiblesse intellectuelle ne nous permet pas d’accéder à la vérité pure. Le pire, c’est nous croyons chacun de notre coté, détenir cette vérité ( certains sans jamais avoir réfléchi à rien, juste en adoptant les paroles ). Pourtant, à bien y regarder, nous portons une “vérité” bien différente pour chacun de nous. Toutes ces “vérités” vont vouloir se confronter. Il est inutile de vouloir convaincre l’autre par notre désir de lui apporter notre “vérité” tandis qu’il chérit soigneusement sa propre “vérité”.

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Donne à manger à un cochon …

mars 28, 2011

“Donne à manger à un cochon, il viendra chier sur ton perron”

“Fais du bien à un vilain, il te chie dans la main”

Ceci se produit à Lampédusa actuellement où les chers invités Tunisiens déjà se plaignent et viennent de commettre le premier home-jacking chez les habitants ( la note risque d’être salée pour les habitants ) :

http://www.corriere.it/cronache/11_marzo_28/lampedusa-lecifre-cronaca_587aa3be-592b-11e0-bc5a-84b93b4dfe5d.shtml

Les Européens se fourvoient car il croient en une définition post-chrétienne du “Bien”. Pour eux, faire le bien c’est répandre le “bien” à tous sans distinction de valeur, de mérite ou autre. Reste à savoir quel genre de bien l’homme occidental veut offrir à tous. Un bien purement matériel qui se chiffre en confort pur et simple et avantage logement et nourriture. On peut voir là une définition du bien très restreinte et c’est là que commence la première injustice. L’homme occidental a oublié une valeur fondamentale et première, le principe de justice. En effet, le seul vrai et premier bien que l’on accorde a un individu est d’ordre moral et s’appelle la leçon. Donner la leçon développe l’esprit. Cette leçon peut être un bonheur, un plaisir ou une souffrance. La vie elle-même comme la nature nous donne la leçon. La leçon c’est aussi ce qui enseigne à pêcher un poisson plutôt que de rendre l’autre dépendant des poissons que vous lui donnez régulièrement. Le bien matériel existe certes, le confort, l’aisance, la sécurité matérielle mais elles sont les résultantes d’esprits sains ayant déjà bénéficié de biens d’ordre moraux ou spirituels. A l’inverse où l’on fait bénéficier de biens matériels sans une solide construction spirituelle ou morale, on tombe dans le syndrome de l’enfant gâté fort désagréable qui n’est, quant à lui, un bien pour personne.

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J’ai détruit mon compte Facebook

mars 23, 2011

Détruire son compte Facebook, c’est possible. Je viens de le faire. Il ne s’agit pas de la désactivation classique qui est proposée et qui conserve toutes les données tout en rendant le compte inaccessible mais il s’agit de la destruction réelle, pure et simple de son compte. Bien sûr, la CIA et d’autres organismes tiennent bien au chaud les informations qui ont été diffusées avant la désintégration du compte dans un dossier, bien scellé. Cela n’a que peu d’importance si l’on a pris soin de ne pas diffuser sa vie privée. Pour ma part il n’y aura pas eu d’éléments de ma vie trop personnelle. Mais ce n’est pas cette paranoïa qui me conduit à me retirer du réseau social qu’est Facebook, ce sera pour une raison plus profonde, plus importante. Vous pensez bien que je me fiche éperdument que les services secrets puissent avoir connaissance de mes derniers achats signalés par ma carte fidélité chez Simply ou des bottes achetées sur la Redoute. Les photos de mon visage diffusées ou taguées  par mes pairs sur Facebook sont susceptibles de participer à un programme informatique de reconnaissance des visages qui existe déjà et est à son plein développement. De toute façon, je suis déjà pistée avec ma carte Navigo, ma carte bancaire ou encore mon cellulaire.

La raison profonde de mon désintérêt pour le réseau social, d’autres la partageront avec moi et c’est la seule raison valable qui m’amène à me retirer prestement, est la solitude informatique. La solitude informatique est proportionnelle au nombre des membres de votre réseau personnel. Je commençais à avoir trop de membres, soit 42 membres, c’est beaucoup. Pour vous donner une idée, quelqu’un qui a 5232 membres a un quotient de solitude informatique très élevé au contraire d’un membre qui n’a que 3 amis. Je parle de quotient car c’est d’un rapport qu’il s’agit, un rapport tel qu’en proportion du nombre élevé d’amis, chaque membre “ami” se voit diminué en importance. Plus clairement, il est évident que si vous avez 3 amis, chacun comptera beaucoup plus que si vous avez 5232 amis qui n’en seront guère.

Vous comprenez mieux ? 42, pour moi c’était déjà trop.

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Réfléchissons à notre condition démocratique.

mars 17, 2011

Les Français adorent les mots croisés et le sudoku, alors ils adoreront réfléchir un peu plus à leur condition.

Nos dirigeants actuels veulent que notre pays soit une démocratie et une république. Du moins ils le prétendent. Nos dirigeants luttent contre le populisme. En tout cas c’est ce qu’ils disent. Qu’est-ce que le populisme ? C’est l’expression de la volonté du peuple dit d’une façon péjorative. Si le peuple exprime un choix quel qu’il soit, comment se pourrait-il que ce choix soit qualifié de mouvement populiste ? Bizarrement cette qualification n’est attribuée qu’aux choix qui ne concordent pas avec la tendance politique. Par exemple, le refus de l’immigration massive ou le refus des minarets ou le choix de regagner la souveraineté française ou encore la volonté de préserver l’identité nationale et la culture sont aujourd’hui qualifiés de “populisme”, “dérive populiste”, “dangereuse dérive populiste”. Il faut bien que les journalistes usent de qualificatifs connotés négativement pour donner du poids à leurs accusations.  La question qui vient à l’esprit est la suivante : pourquoi ces choix sont “populistes” et pas les autres choix ? Parce qu’ils vont à contre courant des objectifs que les politiques se sont fixés. Ils dérangent ! Comprenant le contenu véritable du terme “populisme”, écarté des soupçons que l’on veut bien lui associer, le populisme n’est rien d’autre que la voix du peuple et une expression de sa volonté entre toutes les autres expressions.

La démocratie est le pouvoir accordé au peuple. La démocratie laisse donc le peuple faire entendre sa voix. Il n’y a donc pas de démocratie sans l’aval du peuple.

Si le gouvernement lutte contre les populismes et se veut démocratique et républicain il est strictement contradictoire.

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Avec ou sans Marine Le Pen

mars 12, 2011

Le sort des Français est déjà scellé. Il est scellé par leur choix de conserver l’actuel gouvernement. Comme l’indiquent les sondages, même s’ils ne sont qu’un vague aperçu de la réalité, une majorité de votants restent encore hostiles aux idées de Marine Le Pen. De tels résultats pour la présidente du Front National au premier tour ne lui laisserait aucune chance au second. A la suite de cet avertissement symbolique, la France opérerait un retour à la case départ reprenant la même famille politique. Nous savons pourtant les piètres résultats de l’actuel gouvernement et nous pouvons d’ores et déjà mesurer les conséquences de son maintient au pouvoir à plus long terme. Bien que j’adhère aux idées politiques du Front National, je ne veux pas en faire ici la promotion. Je veux juste dire qu’elles représentent la seule force d’opposition viable dans le sens où la dangerosité de l’actuel gouvernement dépasse l’entendement et que le Front National ne saurait être pire d’autant qu’il propose deux choses très justes :

  1. Faire machine arrière d’une politique suicidaire qui met le pays en déroute.
  2. Rendre le bien à ceux à qui il appartient c’est à dire rendre les Français prioritaires en France.

Si Marine Le Pen ne garantit pas un sauvetage du pays en déroute, il est vrai que sa politique et ses propositions ne sauraient être plus dangereuses que celles des politiques actuellement mises en place. L’ignorance et l’aveuglement,  le jeu d’autruche des Français ne leur permet pas de réaliser ce qui est en train de se passer et la dégringolade que nous entamons. Une véritable tiers-mondisation de l’Europe toute entière.

La culpabilité, voilà le point sensible des Français. Voilà les cordes sensibles sur lesquelles jouent ceux qui essaient de nous perdre. Ne vous inquiétez pas, ils y parviennent sans talent et sans subtilité mais ils y parviennent. Dans un esprit qui se veut pur de toute mauvaise action et dont la jauge unique est la culpabilité, le jardinier décide de ne pas ôter les mauvaises herbes de son jardin. Mais en réalité, il oublie que l’inaction et la non-décision constituent aussi un choix et que ce choix sème quelque chose, quelque chose qui aura des conséquences. Devrais-je souligner que cette  culpabilité s’articule autour du fervent égoïsme qui voudrait que l’on ne se salisse pas les mains pourvu que d’autres le fassent. Certains, au fond croyants, espèrent peut-être qu’ils se présenteront devant un Saint Pierre et seront tout de blanc immaculé. Mais l’Histoire ne fonctionne pas ainsi. Il faut sauver sa femme, ses gosses, son peuple, sa terre et cela coûte que coûte.

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Lettre d’une mère à une autre ( trouvée sur Internet )

mars 9, 2011

Glané sur le net : Lettre d’une mère à une autre…

Chère madame,

J’ai vu votre protestation énergique devant les caméras de télévision contre le transfert de votre fils de la prison de Arlon à la prison de Leuven. Je vous ai entendue vous plaindre de la distance qui vous sépare désormais de votre fils et des difficultés que vous avez à vous déplacer pour lui rendre visite.
J’ai aussi vu toute la couverture médiatique faite par les journalistes et reporters sur les autres mères dans le même cas que vous et qui sont défendues par divers organismes pour la défense des droits de l’homme, etc. Moi aussi je suis une mère et je peux comprendre vos protestations et votre mécontentement. Je veux me joindre à votre combat car, comme vous le verrez, il y a aussi une grande distance qui me sépare de mon fils. Je travaille mais gagne peu et j’ai les même difficultés financières pour le visiter. Avec beaucoup de sacrifices, je ne peux lui rendre visite que le dimanche car je travaille tous les jours de la semaine et aussi le samedi et j’ai également d’autres obligations familiales avec mes autres enfants. Au cas où vous n’auriez pas encore compris, je suis la mère du jeune que votre fils a assassiné cruellement dans la station service où il travaillait de nuit pour pouvoir payer ses études et aider sa famille. J’irai lui rendre visite dimanche prochain. Pendant que vous prendrez votre fils dans vos bras et que vous l’embrasserez, moi je déposerai quelques fleurs sur sa modeste tombe dans le cimetière de la ville. Ah , j’oubliais. vous pouvez être rassurée, l’état se charge de me retirer une partie de mon maigre salaire pour payer le nouveau matelas de votre fils puisqu’il a brûlé les 2 précédents dans la prison où il purge sa peine pour le crime odieux qu’il a commis. Pour terminer, toujours comme mère, je demande à tout le monde de faire circuler mon courrier, si intime qu’il soit. nous parviendrons ainsi peut-être à arrêter cette inversion des valeurs humaines. Les droits de l’homme ne devraient s’appliquer qu’aux hommes droits !!!

Les Français se réveilleront

mars 2, 2011

“Peux-tu me dire si ça vient de moi ? Je ne suis pas assez instruite ou je n’ai pas le niveau requis pour apprécier ce style d’art”. Parole d’une amie ne saisissant pas la valeur de l’art contemporain et cherchant à s’assurer auprès de moi. Ce manque de confiance quant à sa propre intelligence et je sais que la personne à laquelle je fais référence est d’une grande intelligence, est tout à fait compréhensible. L’art contemporain suscite volontiers un sentiment de modestie, de petitesse face à ce grand art inaccessible pour le commun des mortels devant lequel force est de s’incliner. Vous ne pouvez pas comprendre ce qui est au dessus de vous. Voilà une représentation du divin… enfin, c’est la couleuvre que l’on voudrait nous faire avaler. En interprétant mieux l’interrogation de mon amie, je perçois en réalité le doute et sa vraie question est en réalité :” ôte-moi d’un doute, ça vient d’eux où c’est moi qui ne pige pas ?” Car en matière de manipulation de l’esprit, que pouvait-il y avoir de mieux à faire que de créer un art de l’absurde où il n’y a strictement rien a comprendre, un art intellectualisant mais sans aucun fondement intellectuel véritable. Cet art n’arrive même pas à se vouloir revendicatif car son message obscur pour le commun des mortels ne passe pas. L’art se veut communicant. Que communique-t-il celui-là  ? En voilà un dont le secret sera emporté à jamais par l’artiste dans sa tombe. Ayant depuis 1870 abandonné tous les académismes et les règles fondamentales du véritable ordre divin que l’on pourrait concevoir comme le Nombre d’Or 1,618 si cher à Fibonacci ou les proportions de Vitruve, cet art-là, l’art contemporain est incompréhensible au commun des mortels car il n’est qu’à l’image du chaos. Le chaos tragique qu’il annonçait et lui donne cette seule valeur que je lui reconnais, il s’agit bien d’un art prophétique ou bien d’un art qui reflète son époque.

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Dernier acte démocratique.

mars 1, 2011

En cinquante années de paix relative où la guerre ne se produisait plus dans les pays européens, où celle-ci appartenait enfin au passé, où la violence était bannie à jamais dans les esprits, les européens de souche se sont en grande partie renouvelés en deux générations qui n’ont jamais connu la guerre que dans les livres et les films. Certes, leur parcours, leurs expériences ne comporte pas d’éléments qui s’y réfèrent et l’idée d’une Europe plongée dans la violence de la guerre ou dans un chaos total paraît à ces nouveaux esprits totalement inconcevable. Ces mêmes esprits auront été éduqués par une génération pacifiste et post soixante-huitarde rejetant tout à fait l’esprit de la guerre. “La guerre c’est moche”.  Nous pourrions certes en convenir dans la mesure où la guerre implique la destruction des biens, des familles, des corps en infligeant des handicaps intolérables, des souffrances abominables qu’aucun d’entre nous ne désirons connaître. Il y a cependant une confusion aux conséquences ravageuses dans les esprits et j’aimerais régler ce point. Ce que semble méconnaître ces enfants de l’après guerre, c’est que ce n’est pas nous dans nos élans pacifistes qui venons à la guerre. C’est bel et bien la guerre qui vient à nous. Cela que nous le voulions ou non.

Le paradoxe de cette inconsistance est qu’en refusant la guerre, en la rejetant et ainsi en baissant nos armes et notre garde, plus que jamais, nous la précipitons. La guerre arrive vers nous au pas de course. Dans son ignorance, cette génération pacifiste ne sait plus que la vie confortable et paisible sur laquelle elle repose a nécessité des sacrifices, du travail, et un peuple autrefois uni qui s’est préservé pendant bien plus de mille ans. Or cette préservation elle-même était le résultat d’un acte de défense, la défense étant partie de la guerre. Cette génération ignore que nos vues politiques et culturelles et d’une certaine façon notre âme reposent sur un socle national et un peuple et que si un autre peuple s’en était emparé par le passé, notre mode même de raisonnement, notre vision ( même pascifiste et tolérante ) n’existerait pas. Nous serions autres.  Il ne s’agit donc pas seulement de la préservation d’un héritage matériel et territorial qui, je dois dire, sont absolument nécessaires à notre survie et notre liberté, il s’agit aussi d’un héritage culturel et intellectuel voire moral. Je ne désire pas me convertir à des idées qui ne sont pas les miennes. Le faire pour survivre serait une lâcheté innommable qui me suffirait à penser que je ne mérite pas la vie.  Se renier dans ses fondements même me semble un péché absolu. Une trahison de son individualité. Il s’agit d’un combat contre soi-même, un combat contre sa propre lâcheté. Le pacifisme est le rempart de la lâcheté.

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Aldous Huxley et le “Meilleur des Mondes”

février 2, 2011

Cet article a pour but  d’apporter une petite précision  assez personnelle à la compréhension de l’ouvrage.

La première fois que j’ai lu le “Meilleur des Mondes” j’avais 19 ans et contrairement à beaucoup de mes camarades qui se targuaient d’avoir un esprit critique aiguisé et disaient que le monde décrit à travers ce livre était une horreur, je me trouvais séduite par son contenu. Je savais que mes camarades répétaient hypocritement la leçon apprise car il est de bon ton de dire que le “Meilleur des Mondes” est une chose horrible. Le Roman “1984″, dont la lecture précédait celle du Meilleur des Mondes dépeignait une situation mondiale tout à fait abominable qui pouvait édulcorer ma vision du Meilleur des Mondes. L’hypocrisie, quant à considérer le Meilleur des Mondes comme une chose abjecte alors qu’il s’agit d’un monde parfaitement stable et organisé où la guerre et la souffrance sont abolis et le confort matériel règne en maître absolu, consiste dans la critique d’un certain bonheur alors que la plupart des gens sont à la recherche de cette condition. Je ne serais pas critique quant à l’amélioration de notre situation matérielle que l’on pourrait considérer comme une condition nécessaire mais insuffisante et là est la clé critique du Meilleur des Monde qui se réduit à la seule amélioration matérielle de la condition humaine au détriment de quelque chose de particulier. Il m’aura fallu une seconde lecture 18 ans plus tard pour le comprendre.

Il me faudrait préciser une chose intéressante. À l’époque où j’ai lu ce livre, je sortais d’une condition matérielle difficile où j’avais vécu sans logement avec mes parents entre camping et hébergement dans une famille “très spéciale” et que j’avais saisi l’importance d’une bonne assise matérielle. Mon camarade critique bénéficiait des conditions d’une vie bourgeoise plus insouciante que la mienne. Dans ma situation, j’étais plus avide d’un certain confort. Je pense toujours que l’absence des signaux que sont la faim, la soif, le froid et autres préoccupations de survie favorise hautement le développement intellectuel et artistique. Je suppose encore aujourd’hui qu’une bonne assise matérielle constitue la condition nécessaire bien qu’insuffisante à l’épanouissement. C’est de cela que je veux parler aujourd’hui.

Je ne m’étendrai pas sur la question eugéniste telle qu’elle est traitée dans cette oeuvre et qui pourra faire l’objet d’un prochain article. Mon pseudo ne donne en réalité aucun indice sur ce que je considère à ce propos. J’avais par le passé trouvé la construction assez admirable dans sa forme dans la mesure où celle-ci permettait à l’humanité toute entière d’accéder à un certain bonheur. La frustration sexuelle elle-même, dernier obstacle et cause de troubles psychologiques ou facteur de désordres sociaux, disparaissait. Même si l’application de ce système semble utopique elle peut trouver ses adeptes chez ceux qui recherchent une certaine perfection dans le domaine matériel. La vie aujourd’hui, la recherche du confort, l’avidité pour l’argent, le désir effréné d’une sexualité plus libre qui peine a trouver des compromis dans notre société et avec notre mentalité, le refus de la souffrance,  la chirurgie esthétique, le culte du corps et de la beauté, montrent à quel point le Meilleur des Mondes remporterait tous les suffrages auprès de nos contemporains même si ceux-ci persistent à dire le contraire. Je n’émets pas d’avis négatifs en ce qui concerne ces points qui seront pour beaucoup matière à débat. Toujours est-il, qu’à la seconde lecture, je constate un manque. Un manque considérable qui est soulevé par Aldous Huxley. Surtout vers les pages 300. Il est bien évident que l’homme qu’est l’auteur ainsi que moi-même et bien d’autres encore, éprouveraient ce manque de façon violente ou de façon insidieuse et sourde.

Ce monde repose sur le mensonge qui est émit par un certain nombre de dogmes qui sont imprimés dans les cerveaux ( méthode hypnopédique ) mais dont les fondements restent à prouver. Ce monde est un socialisme totalitaire ou chaque aspect de la vie est contrôlé par l’Etat sans laisser aucune liberté à l’individu. L’individu est annihilé et se confond au groupe. Ce bonheur artificiel éloigne de tout questionnement, réprime toute curiosité et réflexion et réduit la personne à une forme de superficialité relationnelle et personnelle ou bien existentielle. Les relations humaines sont lisses cependant les échanges semblent avoir perdu beaucoup de leur intérêt. La réflexion n’étant nullement encouragée, l’esprit est perpétuellement orienté et les produits “culturels” comme les films ou les écrits semblent dénués de contenu, de profondeur et d’un quelconque intérêt là aussi. Cette échappatoire anti-souffrance que représente le soma me laisse dubitative car pour apprendre à apprivoiser la souffrance et se développer personnellement, il faut s’y confronter. L’on ne peut perpétuellement vouloir échapper à cette souffrance. Il se peut que ce monde produise des gens infiniment faibles, lâches et égoïstes car leur civisme, leur bonté ne sont que maintenus artificiellement depuis le haut de la pyramide. Dans “Ravage” de Barjavel, par exemple, ce verni de civilisation s’effondrait à la secousse de l’apocalypse. Vous me direz que cela est normal mais il révèle la nature humaine restée profondément grégaire. L’être humain n’est pas amélioré, seule sa condition est sauve. Le plus important est que ce monde élude, d’une façon très significative, l’existence du spirituel qui est l’un des fils conducteurs de l’existence de l’Homme. Il s’agit d’entrevoir un but, un objectif qui nous dépasse en tant qu’individu. Par delà l’existence matérielle. Il se peut qu’il se traduise dans l’espérance d’une vie après la mort ou de la présence d’un dieu mais il semble que l’on ne puisse ôter cela à l’être humain car cela lui est inhérent. C’est l’erreur fondamentale de ce monde. Je ne défends pas les systèmes qui confondent spirituel et politique et forment un autre et effroyable totalitarisme. Je dis seulement que la composante spirituelle ne peut en aucun cas, en aucune façon être négligée et que ce bonheur artificiel n’empêchera pas certains hommes d’être malheureux. La pensée finaliste qui envisage que l’humanité se dirige sur un fil selon une fin, selon un objectif, est évoquée. La poésie, l’expression des sentiments forts, la pensée, la curiosité, l’intellect et le partage, l’échange d’idées sont cloîtrés, étouffés d’une façon intolérable. Si le corps trouve à se satisfaire l’esprit n’y trouve pas son compte et si je me convainc que beaucoup de gens vivant actuellement s’y plairaient tout à fait, d’autres ressentiraient une frustration d’ordre spirituelle ou intellectuelle ravageuse sauf d’être les administrateurs puissants et initiés de ce monde comme l’est Mustapha Ménier. Je pense être de ceux-là, je dois dire que je me connais mieux.

Je rêve à l’amélioration de la condition humaine, amélioration matérielle certes mais aussi à son élévation. Son élévation et son épanouissement ne me semble pas compatibles avec cet artificiel maintien social. D’un autre coté, et c’est bien le malheur de l’humanité, la nature humaine, plutôt mauvaise que bonne, teintée d’avidité ou de servitude extrême, d’un manque de discernement et d’une aptitude à croire ce qu’on lui dit ou plutôt d’une inaptitude à prendre du recul, à réfléchir et décider librement, ne permet pas l’établissement d’un ordre social où l’homme demeure libre. L’étau finit toujours par se resserrer et la rigidité d’une organisation sociale est inversement proportionnelle au degré d’élévation du groupe d’hommes concernés. Je veux dire par là que l’homme parfaitement libre et civilisé dans sa nature pourrait constituer l’élément d’une société harmonieuse et libre qui n’impose pas la rigidité totalitaire d’un monde tel que le Meilleur des Mondes ou l’horreur totalitaire d’un régime de type “1984″. À l’heure actuelle, nous pouvons comprendre que certains dictateurs en place sont sans doute nécessaires compte-tenu du groupe d’hommes qui constituent leur société. Sachez néanmoins que les groupes d’hommes se différencient. C’est à la nature de l’homme de changer.

Mon plus grand cauchemar est l’affaissement du genre humain vers une régression intellectuelle et physique d’où il s’en suivrait inévitablement une régression d’ordre civilisationnel. Un retour au néolithique est encore probable. Je m’expliquerai dans un autre article.

Contrairement à ce que la plupart des gens croient, rien n’est acquis, pas même notre patrimoine scientifique et technologique ni même notre patrimoine génétique. L’évolution n’a pas de sens strict et le progrès ( scientifique, social, humain, politique ) ne suit pas une ligne constante et montante. La linéarité du progrès n’est qu’un fantasme.

Ce qui est clair pour moi, comme le souligne Aldous Huxley, c’est que l’humanité a certainement besoin d’un but transcendant et je suppose que cela passe par son développement, son amélioration et que cela amène à penser que le savoir, la connaissance, la culture sont au coeur de cette élévation. Il faut cultiver l’esprit pour s’élever.

L’Eugéniste.

Nous n’avons plus d’armée !

février 2, 2011

Je suis favorable au rétablissement du service militaire. À la question de la durée de ce service je me prononcerais pour six mois au minimum, un an au maximum. Pourquoi ?

Simplement parce que l’armée est une expérience dégourdissante pour notre jeunesse et qu’elle est tout à fait représentative d’un passage de l’adolescence à l’âge adulte d’une manière symbolique. En effet, le service militaire reste l’un des rares rituels initiatiques de notre civilisation symbolisant le nécessaire passage de l’adolescence à l’âge adulte. Je suis tout à fait favorable aussi à toutes formes de dérogations qui consistent à repousser l’incorporation en raison des études où à la réalisation d’un service civil qui ne dure pas plus longtemps et qui satisferait les objecteurs de conscience. La possibilité d’en être dispensé pour de multiples raisons me semble importante aussi. En particulier pour des raisons de santé mais aussi bien pour des raisons d’intégration dans la vie active ou familiale ( le fait d’avoir un foyer, des enfants, un travail peut constituer une raison valable pour éviter l’incorporation ). Je préconise une vision souple de l’armée car il ne s’agit pas d’en faire une obligation absolue. Ce passage constitue un apprentissage du respect de l’autorité surtout pour ceux qui en auraient besoin, une initiation et un renforcement de l’armée du pays en perspective en cas de conflit. Comme vous avez pu le lire entre les lignes, je suis pour l’établissement et le renforcement d’une armée de métier avant tout, une armée de métier qui puisse être complétée si nécessaire. Le service pourrait se concevoir comme étant riche en enseignements.

En réalité, six mois suffiraient. La vie est courte et peu de gens on vocation à intégrer ce corps. Un service trop long n’a selon moi pas de sens et ne renforce pas la défense. Compte-tenu de ma propre expérience de l’armée je peux dire, en connaissance de cause, qu’il vaut mieux un service court mais efficace qu’un service long et inutile. vous me permettrez de douter de l’efficacité du service militaire français dans les dernières années de son existence. Pas  ou peu de passage du permis de conduire ( sauf dans les cas où cela s’avérait utile ). Rare maniement des armes, aucun apprentissage de techniques de combats au corps à corps, aucun apprentissage ni entrainement à des stratégies de terrain utiles  en cas de conflit. Il est fort probable que des parties de paint-ball organisées autour de stratégies définies sous forme de jeu eussent été cent fois plus efficaces que l’incessant parcours du combattant même si je ne nie pas l’importance de ce dernier très complémentaire. On peut aussi être surpris par la vétusté d’un matériel qui date des années 50 et nous révèle une armée obsolète et vieillotte loin des fantasmes sophistiqués des films futuristes. Nous nous doutions qu’avec nos faibles moyens et notre misérable transmission de l’art de la guerre, nous n’avions aucune chance de gagner aucune guerre. Le service militaire pouvait dès lors disparaître. À l’époque c’était des francs mais j’avais appris que les sauts en parachute régulièrement desservis par les transall pour l’entraînement, représentaient un coût, par course, de 80 000 francs. Je n’ai pas vérifié l’authenticité de cette information mais il est sûr que ces opérations avait un coût à l’heure même où le pays pouvait nécessiter beaucoup d’opérations en divers endroits qui auraient été d’utilité publique. L’armée se nourrissait de ses propres activités sans fournir une main-d’oeuvre utile au pays en temps de paix. La plupart du temps, les appelés restaient enfermés dans leur caserne ne se rendant utile en rien, il va sans dire que l’armée leur faisait perdre leur temps et leur jeunesse ( et parfois leur copine ). Perte de temps, de travail et d’argent. L’armée française que j’ai connue formait des hommes essentiellement à des travaux de couture, de repassage des treillis, de cirage des rangers, de travaux ménagers divers et de défilés, de vraies petites nénettes. Les hommes qui commandaient asseyaient leur autorité par des formes d’abus de pouvoir. Certes, si l’on veut se prendre au jeu, surtout chez les parachutistes, il faut savoir en accepter les règles. Ici, les règles étaient de se soumettre à une puissante autorité. Cela je ne le critique pas mais il s’agissait d’une autorité abusive qui ne réduisait pas les fortes têtes mais seulement réduisait tout le monde en enseignant par des insultes et des humiliations une forme de haine que les plus faibles esprits d’entre nous finissaient par intégrer. Je suis absolument convaincue qu’il faut asseoir une autorité puissante et respectable cependant il y a d’autres méthodes. L’autorité abusive et injuste attise le mépris, la mutinerie et se délite tôt ou tard. Ce que j’aurais aimé que l’on nous enseigne avant que je n’y vienne par moi-même, c’est le patriotisme, l’amour de notre pays et l’amour de nos compatriotes. Dans mon esprit, l’on motive les troupes par l’amour de leur pays et l’amour de leurs compatriotes et de leurs camarades. On va à la guerre pour sauver sa terre, femmes et enfants et tout ceux à travers lesquels l’on se reconnait.

Aujourd’hui, le service militaire n’existe plus. J’ai aussi abandonné l’idée que celui-ci aurait été salutaire pour nos “jeunes racailles”. À ceux là, je préconise le bagne ou les travaux forcés en Guyane ou des camps de redressement car il faut une sanction qui soit à la hauteur du “mérite”.

L’armée existe encore mais elle défend des intérêts absurdes comme d’aller faire une guerre en Afghanistan. Pour moi, le seul véritable sens de l’armée consiste dans la défense de notre pays. Cette guerre ridicule et sans intérêt pour nous ressemble à une colonisation ratée prétextant une guerre contre l’Islam pour satisfaire des objectifs économiques ou probablement géostratégiques. Bien entendu, si l’on veut entreprendre une guerre contre l’Islam, c’est vers le sein même de nos terres qu’il faut se tourner. Il y a bien une épuration à mettre en place dans les îlots de féodalité que sont certaines cités ou certains centre-villes devenus des zones de non-droit. Une force militaire virulente pourrait en venir à bout. Je ne m’étendrai pas sur ce point précis dans ce présent article mais il s’agit de zone de guerres larvées. Des embryons d’Etats en formation métastatique indépendants de notre République, représentant une force militaire et un contre-pouvoir à en juger par le développement de leur armement, l’économie souterraine ( drogue, braquages, propagation de commerces qui leurs sont culturellement propres donc d’une économie parallèle en pleine expansion, règne de la terreur, milices violentes et incontrôlables, organisation qui se complexifie et s’étend ). Ces développements extrêmement puissants échappent au contrôle de l’Etat d’une manière curieuse et volontaire. L’Islam est le fil conducteur de cette formation d’un Etat dans un Etat en attendant le seuil critique de percolation où ces différents points stratégiques se rallieront en un seul ensemble plus puissant que notre Etat. Cela nous renvoie une perspective peu réjouissante pour l’avenir. Notre avenir et celui de nos enfants, je vous le rappelle.

Dernier point important. Les soldats qui constituent l’armée française aujourd’hui sont, pour beaucoup, dit “issus de la diversité”.  Ils n’ont aucune raison d’être affectés d’un certain patriotisme envers la France. Pour la plupart pour deux raisons : comme nous pouvons le voir dans le comportement de beaucoup d’entre-eux, même s’ils sont nés en France, ils ne se reconnaissent pas en tant que Français si ce n’est pour en tirer les avantages. La deuxième raison, je l’ai dit plus haut, c’est que le patriotisme n’était pas le point fort de l’enseignement du service militaire, je ne crois pas que ce soit le cas de l’armée dans le contexte idéologique actuel.

En cas de guerre civile, il n’y aura pas d’armée pour nous défendre. Il se peut même que ce soit le contraire.

L’Eugéniste

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