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Déni du libre arbitre et de la responsabilité

septembre 17, 2010

La difficulté de nos contemporains à entrevoir et à accepter la vérité réside dans le fait qu’ils entretiennent une philosophie qui est le socle de leur construction intellectuelle. Le problème, c’est que la philosophie de départ à laquelle on adhère correspond à un choix personnel, individuel et non une vérité. La pensée qu’elle soit religieuse ou du ressort de la philosophie admet une certaine idée de la vérité et s’impose de façon dogmatique mais il faut reconnaître qu’elle fait l’objet d’un choix de départ. Nul ne peut prétendre à la connaissance de la vérité même par le choix religieux car le contenu intellectuel n’est pas fondé mais simplement admis. Cela relève de la sympathie entre le dogme adopté et celui qui l’adopte. Seul, l’expérience de vie opposera ce choix à la réalité pour permettre de juger si ce que l’on a considéré comme la vérité l’est ou s’en éloigne. L’expérience de vie. La difficulté de l’individu, cependant, c’est de reconnaître qu’il a fait un mauvais choix, qu’il a eu tort. C’est une des rares sagesses de l’homme que de pouvoir reconnaître son tort.

Prenons l’exemple de deux philosophies qui s’opposent mais plus que jamais d’actualité :

1-« L’homme nait bon par nature, c’est la société qui le perverti.  » Cela ressemble à du Rousseau, je me trompe ?

2-« L’homme est doué de libre arbitre et de la capacité d’oeuvrer pour le bien ou pour le mal qu’il est censé savoir discerner.  » ou encore « Si certains hommes naissent bons, certains autres naissent mauvais ».

Le choix de se satisfaire au détriment des autres ou dans le plus grand mépris de l’autre est un choix individuel qui relève sans doute d’une nature plutôt qu’il n’est le résultat d’un cheminement dans la société.

Confrontons ces deux façons de penser à l’expérience de vie.

Considérer que la perversion ( au sens général, le principe de faire du mal à l’autre ) est le produit de la société revient à montrer un dysfonctionnement dans la société et n’explique pas pourquoi cette perversion intervient aussi bien dans un milieu social défavorisé que favorisé. De  même, cette philosophie n’explique pas que dans un même milieu défavorisé il y ait une catégorie de personnes profondément perverties tandis que d’autres du même milieu font le choix de l’honnêteté, de la justice, du bien. C’est ce que nous pouvons observer dans notre société. Si la thèse selon laquelle  » c’est la société qui pervertit l’homme » était fondamentalement juste, tous les hommes issus d’un certain milieu, de certaines conditions, par exemple, le milieu défavorisé, seraient pervertis, or nous voyons que ceci n’est pas vrai ! Ce qui implique qu’il y a une nature de l’homme indépendante du milieu de développement. Si nous introduisons la donnée culturelle dans le milieu de développement ainsi que l’importance donnée à l’éducation, sans doute nous rapprocherions nous du vrai ? Cependant, dans un même milieu culturel il réside encore ces différences entre les individus. Il doit s’agir probablement d’une nature profonde en l’être humain. D’après les observations que l’on pourrait faire, la société ne semble pas avoir un quelconque impact sur le choix de l’individu de bien faire ou de mal faire. La culture d’origine semble, quant à elle, avoir un certain impact car elle induit un dogme auquel l’individu est attaché mais il reste libre cependant, en y confrontant sa propre expérience de bien faire ou de mal faire, et libre d’interpréter son dogme selon ses intérêts et ceux d’autrui en voulant faire les chose au mieux ou le contraire. Dans le même milieu culturel, on retrouve cette différence entre les individus même si je dois reconnaître la forte imprégnation de la culture dans les décisions que quelqu’un va prendre.

Le déni de la responsabilité et du libre arbitre n’est-il pas une des erreurs qui mine notre société contemporaine ?

Maintenant je rentre dans les suppositions mais je ne prétends nullement connaître la vérité.

L’observation de la délinquance et de la criminalité incrimine plus volontiers une race qu’une autre. C’est dans les faits. Ceci, nous le constatons mais attention, on a pas le droit de se pencher sur la question. Pourquoi d’ailleurs ?  Plus que culturel, attention, je sors le tabou suprême, le facteur impliqué ne pourrait-il pas être ( prudence de ma part ) d’origine… génétique ! La criminalité, la propension à la délinquance pourrait avoir un facteur génétique par exemple. Je reste dans le domaine de la supposition. Cela s’accorde à l’idée de « nature profonde de l’individu » sans toutefois retirer à celui-ci la responsabilité. Cela brise aussi le principe d’égalité entre les hommes. Notre expérience du quotidien nous le démontre trop souvent, ce principe est voué à l’échec.

Notre réflexion, notre conscience des choses, l’importance que nous accordons à la vie, reste en opposition avec nos instincts destructeurs dans un subtil équilibre. A nous de le maintenir.

L’Eugéniste.

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