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S’interroger sur le concept « Spiritualité »

octobre 22, 2010

Religion et Spiritualité sont confondus, mais s’il s’agissait de deux ensembles distincts ?

Il est difficile d’aborder la notion de spiritualité sans se heurter et surtout heurter les personnes qui ont déjà considéré à leur manière cette notion. Il m’importe peu leur considération car je ne leur demande pas de remise en question seulement de me laisser exprimer mon point de vue. Il ne s’agit que d’un point de vue. Pourtant, ici, je vais tenter de remettre en question la notion de spiritualité telle qu’elle apparaît dans le monde dans ses formes les plus générales. Le but n’est pas de heurter, ni de provoquer mais d’inviter à réfléchir sur un élargissement possible de l’idée de spiritualité.

Plus que jamais nous associons la religion à la spiritualité et certains courants plus ou moins sectaires se réclament aussi de cette spiritualité. Comment pourrions nous définir cette notion en échappant au dictionnaire. La spiritualité, comme son étymologie l’indique, c’est ce qui relève du domaine de l’esprit. A l’évidence ! Le domaine de l’esprit dans son essence la plus générale ne recouvre-t-il pas la connaissance de toute chose ? Cette connaissance mère de l’harmonisation des rapports humains et du rapport à soi-même et du rapport au cosmos et du rapport à Dieu lui-même ? Ces relations que je viens de citer ne reposent-elles pas sur une connaissance de l’univers ?

A-t-on jamais vu une spiritualité qui se fonderait sur l’ignorance ?

A propos de ce qui dicte les lois du cosmos et les lois qui régissent ces relations, le rapport entre les hommes, le rapport à soi-même, le rapport entre les hommes et Dieu, et le rapport entre les hommes et le cosmos, je veux parler de la religion. La religion entre dans la catégorie de ce que j’appellerai «  La Vérité Révélée ». Le choix de l’homme de prendre pour argent comptant « La Vérité Révélée » est un choix périlleux car nous savons les divergences qui existent entre les différentes religions et l’on a lieu de se demander si la vérité appartient à l’une ou à l’autre. Il est bien audacieux de prétendre apporter la Vérité mais personne ne remettra en question des écrits sacralisés et anciens qui, sont des transmissions ancestrales héritage d’une expérience millénaire. Il n’est pas de mon ressort de remettre ces ouvrages en question et la sagesse qu’ils pourraient transporter mais permettez-moi une mesure de scepticisme. Rien ne me prouve que Dieu ait pu écrire quelque chose ou le transmettre aux hommes et il est très probable qu’au cours des transmissions le message ait été déformé voire perverti. Il est probable, en outre qu’il contienne un message codé loin des interprétations que nous en faisons. Je ne viens pas contredire tout cela. Justement, à défaut de « preuves » tout devient affaire de foi ou de croyances.

Ce que je veux ajouter est ici :

En principe, adhérer à une Vérité Révélée correspond à un choix philosophique, personnel. Il est aussi une facilité d’adhérer à une vision de la vérité que l’on appellera « Dogme ». Les religieux sont ainsi volontairement des êtres dogmatiques. L’adhésion à un dogme,est-ce cela la spiritualité ? Nous invite-t-on à penser que le fait d’avoir abandonné tous les outils de la réflexion et l’immense talent de l’intelligence au profit d’un dogme préétabli corresponde à une quelconque forme de spiritualité ? Surtout qu’en principe la menace de l’enfer nous surplombe telle une épée de Damoclès.

Ne suis-je pas en droit de me poser cette question ? Ne puis-je pas faire un autre choix en vertu de l’idée que la Vérité est contenue en chacun de nous ? Ne puis-je penser que la vraie spiritualité est celle qui attend que l’on se hisse vers elle dans un parcours initiatique téméraire et non celle qui prétend être ? Ceux qui adhèrent à une religion n’encourent-ils pas le risque de s’être fait avoir ? Puis-je faire confiance à celui qui me dit qu’il connait déjà les réponses du grand examen ?

LE VRAI

A l’école, les leçons apprises par cœur n’ont jamais donné que des résultats médiocres. En avez-vous retenu beaucoup ? L’essentiel peut-être ? Je veux faire la distinction entre un apprentissage aveugle qui adhère à une connaissance sans interrogation, sans curiosité et la compréhension de la leçon en question. L’apprentissage prend tout son sens dès lors qu’il suit le chemin de la compréhension. En d’autres termes, on ne peut rien apprendre que l’on ne comprenne. La première démarche de l’esprit, celle des esprits curieux et éveillés, est de comprendre l’univers qui nous berce de tous ces mystères et forcent l’envie d’en savoir. Les peuples qui se sont érigés sont les peuples qui ont fait preuve de cette curiosité, des peuples devenus savants et enviés par les autres car ceux qui n’avaient pas fait cette démarche ont avidement recherché les fruits de ce savoir. Le principe de l’initiation consiste donc dans cette recherche de la compréhension des choses. Cette recherche individuelle de la Vérité. Cette démarche est proprement spirituelle car elle part d’une démarche intellectuelle, et refuse la « Vérité » qu’on lui tend. Cette démarche veut expérimenter et ressentir, par la réflexion, la sensation ou l’émotion pour parvenir à la compréhension. L’univers sensible et l’univers rationnel sont en réalité indissociables et la connaissance des choses ne s’acquiert qu’avec l’expérience, la patience et la réflexion pour digérer l’information. Une digestion qui ressemble à la maturation lente des grands vins. Un long temps de gestation est nécessaire. Intelligence, curiosité, éveil, acharnement mais aussi patience, sont les qualités de l’homme qui fait cette quête de la vérité par lui-même. Tout ceci relève de l’Esprit et plus précisément de l’intellect en vue d’une compréhension de l’univers, de Dieu, des autres, de soi-même.

C’est le premier acte spirituel. La spiritualité se compose de l’intellect. L’intellect est l’outil de l’initiation spirituelle. Mais pas seulement. Le spirituel se constitue d’autres grandes lignes directrices.

LE BEAU

Cette quête de la vérité contient un cœur lequel consiste à donner un sens aux choses, à la vie et à l’Univers. Ceux qui parcourront cette initiation sauront que la compréhension de ce qui les entoure donne du sens. Le sens, on le trouve en soi-même et de façon surprenante.

C’est sans doute par ce sens de l’univers que l’initié découvrira « l’Harmonie » un peu comme pourrait-être l’aboutissement de sa compréhension de certaines choses. L’univers répond à certaines règles lesquelles régissent son équilibre tout entier. C’est l’Harmonie. De là, l’Esprit s’ouvrira à un désir d’harmonie et comprendra que ces règles sont les clés qui établissent l’harmonie entre les choses. La sensibilité, l’émotion, les sentiments ouvrent à la beauté qu’est cette harmonie. Que serait la spiritualité sans la sensibilité. Cette sensibilité doit s’ouvrir le mieux possible comme la fleur s’épanouissant. L’esthète est ce genre d’initié en quête du beau. Pourquoi sa démarche ne serait-elle pas spirituelle ? L’Art en est l’aboutissement. Par delà le beau, l’harmonie consiste aussi dans les relations humaines et les relations avec la nature. La compréhension de l’univers nous apprend peut-être que tout est relié ? Ici commence une quête d’Harmonie des relations à l’homme et à la nature et surtout à soi-même, le premier être qu’il nous est donner de protéger et de ne pas négliger.

LE BIEN

Cela requiert de nouvelles formes de sensibilités et occupe l’esprit émotionnellement mais l’intelligence veille à ce que l’équilibre total soit recherché et que l’action ne soit pas exécutée aveuglément auquel cas celle-ci perdrait son sens. Le bien n’est pas une action attribué de n’importe qu’elle façon. De là apparaissent les notions de Justice, de Mérite. Car il n’est de bien que si cela est fait avec intelligence. L’équilibre est alors recherché entre toutes les parties. Envers soi-même, avec les autres et avec la nature tel que l’on cultiverait un beau jardin en vue de le rendre plus beau et afin qu’il donne de beaux fruits que l’on sait qu’ils nous bénéficieront. Comment cette démarche ne serait-elle pas empreinte de spiritualité ?

L’énergie, le moteur de cette recherche de compréhension du monde, cette ouverture à sa beauté et la culture de l’équilibre entre les choses ne se nomme-t-elle pas l’Amour ? L’Amour ici pris dans son sens le plus général. Et si celui-ci se décline sous diverses formes dont la variété nous dépasse, elle a une essence, peut-être divine, qui est une énergie spirituelle, assurément. Si la spiritualité n’était rien de tout cela, la soif ardente de connaissance, la recherche de l’équilibre, la sensibilité et l’ouverture à la vie, elle serait très pauvre et très malheureuse. Voilà comment je définis la spiritualité. Mais l’Amour, l’amour de soi, l’amour des autres, l’amour de la connaissance et l’amour de la vie peut éveiller une soif ardente toute autre et transcendante.

LA FOI

La croyance relève aussi de la spiritualité. Elle veut étendre le domaine de la vie et peut-être touche à une vérité fondamentale car cette volonté apparaît toutefois bien mystérieuse et recèle un secret sinon comment expliquer cette mécanique ? La foi, mais j’aurais pu dire l’espérance. C’est de l’espérance, l’espérance en une vie après la mort, en Dieu pour certains, en un monde meilleur, en l’existence de l’âme, en la distinction du monde matériel et de la conscience, que s’impose la foi. C’est dans l’espérance que la vie et l’univers prend tout son sens. La boucle est bouclée pour l’initié pour qui l’âme trouve un équilibre.

Bien sûr, cela a quelque ressemblance avec la religion et cette dernière n’est pas dénuée de spiritualité mais je me permets de distinguer religion et spiritualité. Je rappelle que l’adhésion a une religion est une démarche particulière et paresseuse de l’homme qui se défait de toute réflexion et du long chemin vers l’initiation. La vérité est admise et l’incompréhension demeure en réalité. L’esprit n’est pas satisfait et croit que la compréhension lui sera accordée après la mort du corps. Toute la vie, la leçon apprise sera récitée. Ici, un talent est enterré, celui de l’intelligence. C’est le plus grave. La spiritualité me semble appartenir à la démarche de l’initié qui parcourra un chemin d’initiation qui est la vie elle-même, peut-être des vies ? Un parcours qui aboutira à une vraie compréhension pour l’esprit mûr en quête de vérité. Le chemin du démiurge ?

Voilà ma version de la spiritualité. Je ne reconnais pas la spiritualité sans ce travail de l’esprit et cette recherche de la vérité. Le rejet de la réflexion, de l’intellect, de la sensibilité et des expériences humaines jusque dans ses formes les plus simples ne peut prétendre à la spiritualité. Bien sûr, le spirituel ne rejette pas le matériel avec lequel il est indubitablement lié car pour que l’arbre s’élance vers le ciel, il faut qu’il soit bien enraciné dans le sol.

L’ISLAM, UNE FAUSSE SPIRITUALITE

Reconnaissez-vous dans l’Islam un renouveau spirituel comme il est souvent dit par nos puissantes élites ?

Le refus de la réflexion qui verse dans les récitations de sourates et la restriction de tout le savoir humain à un seul ouvrage, le Coran. Le minimalisme réducteur et la pauvreté sur le plan artistique ainsi que l’interdiction de la représentation des figures. L’ignorance maintenue par la croyance en un dieu tyran qui condamne le plus odieusement quiconque ne suit son chemin. La percée par la violence qui est prônée dans ce même Coran contre ceux qui ne sont pas des leurs. L’obligation de la foi, par le statut de cette religion en régime politique, qui fait perdre son sens à la foi car la croyance doit venir du cœur de soi-même. L’imposition de la loi du plus fort qui permet à l’homme tout droit sur la femme dans une totale soumission. Le rejet des sciences et des techniques qui rendent la quasi-totalité des pays musulmans les plus pauvres de ce monde. En conséquence de cela, la fuite de leur régime par certains musulmans qui viennent chercher ici le confort psychologique et matériel qu’il leur manque là-bas. Les interdits dénués de sens. La Charia, loi violente et démesurée qui règle la vie de l’Islam.

Une ouverture à la vie ? Au bonheur ? Le sens du mot spiritualité semble s’être perdu.

Il faut une grande méprise et une faiblesse d’esprit certaine pour se laisser convaincre par l’enfumage médiatique qui consiste à dire que l’Islam apporte un vent nouveau de spiritualité. Quelle spiritualité ? Cela sans doute pour mieux faire passer la pilule d’un Islam grandissant sur nos terres. De plus, les médias et l’élite prétendent que l’Occident traverse un vide spirituel. Cela sous-entend que l’Islam vient au secours de l’Occident pour apporter sa flamme spirituelle. Laquelle ? Si l’Occident devait retrouver une spiritualité, j’espère qu’il serait en mesure de choisir et d’en prendre une forme épanouissante, qui ouvre à la vie et non cette forme mortifère qu’est l’Islam.

Je vous rassure, l’Occident répond mieux depuis longtemps à la vision que j’ai du spirituel sans compter que beaucoup d’occidentaux portent en eux de profondes et solides croyances, de l’amour, du respect de l’autre, une sensibilité artistique et intellectuelle considérable, un souci de tolérance et de liberté et il est fort à parier que l’Occident contient plus de spiritualité que l’Islam.

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