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L’inacceptable pertes de nos valeurs morales

janvier 27, 2011

La grande spécificité de l’homme occidental, autrement dit l’homme blanc, est d’être ouvert à toutes les cultures. Mettons cela sur le compte de sa grande curiosité mais aussi de sa position morale qui consiste à considérer l’autre avec égard et d’accepter ses différences. Je ne serais pas critique quant au fait d’accepter les différences et je prends l’esprit de tolérance occidental comme une avancée morale autant que l’est le principe béni d’égalité entre l’homme et la femme.

« L’excellence est dans la mesure »

Il est dommage cependant, dans l’esprit de tolérance, de ne jamais sentir que l’on franchit des limites dangereuses, que l’on dépasse une ligne rouge. Pourquoi n’y aurait-il pas une ligne rouge ? Ce qui aurait fait jadis la grande force morale de l’Occident pourrait devenir sa plus grande faiblesse. Ne faut-il pas imposer une limite dans chaque chose ? Par exemple, le féminisme poussé à l’extrême n’établit plus un rapport d’égalité entre l’homme et la femme qui était le souhait de départ et le souhait raisonnable. La vengeance devient le moteur désireux d’inverser la tendance et la lutte se poursuit inlassablement. Mieux, il est fort à parier que plus tard la tendance s’inversera de nouveau où les hommes reprendront le pouvoir sur les femmes. J’en profite pour glisser un avis tout à fait personnel, l’égalité entre l’homme et la femme sont un signe flagrant de civilisation et de grandeur selon mon point de vue. De même, l’esprit de tolérance est un signe de civilisation suivant ce même point de vue.  Ce que l’homme occidental n’a pas su réaliser dans son élan de bienveillance, c’est d’agir de façon mesurée. Dans sa doctrine de la tolérance, il est allé dans un extrême, sans dosage, comme un gâteau trop sucré ou trop alcoolisé. Les dosages sont essentiels en toute chose, cuisine, musique, relations humaines, politique etc… La tolérance aujourd’hui subit le contre coup de sa poussée à l’extrémité et dans cet élan elle révèle ses contradictions et se voit même menacée de disparaître à la façon de l’idée que « trop de tolérance tue la tolérance ». Bien sûr, nous allons voir pourquoi et comment.

« Charité bien ordonnée passe par soi-même »

Sauf dans le cas où vous seriez parfaitement suicidaire, nul ne désire réduire sa qualité de vie et sa qualité de jouissance et encore moins ne désire réduire son existence à néant. Cela peut encore valoir pour une cause bien plus grande mais s’il est absurde de déshabiller Paul pour habiller Pierre, il est encore plus absurde de se déshabiller pour habiller l’autre. Cela est cependant valable si l’autre représente une cause juste; votre enfant par exemple. Il est naturel de s’aimer soi, d’aimer sa famille et d’aimer les siens. Personnellement j’ai du mal à compatir pour les extra-terrestres qui souffrent à 5 milliards d’années lumières, mes problèmes me préoccupant bien plus,  mes larmes pour eux ne seraient que pure hypocrisie. L’esprit occidental nous invite cependant à nous soucier de notre lointain plutôt que de notre prochain ( étymologiquement « notre proche »). L’expression de notre tolérance va vers ces extrémités telles qu’elle nous invite même à nous haïr personnellement, niant notre identité, niant notre histoire. À l’échelle individuelle, notre identité est fondamentale pour la construction de soi sinon nous risquerions de tomber dans des pathologies douloureuses relevant de la psychiatrie. Je ne vois pas pourquoi il n’en serait pas de même pour un peuple. Surtout si l’on considère que l’identité de notre peuple est le socle fondamental qui participe à notre identité individuelle. L’homme occidental semble avoir oublié que l’identité culturelle, nationale, religieuse, territoriale porte en elle les valeurs morales et comportementales à travers lesquelles nous nous reconnaissons. Justement, les militaires français en Afghanistan, d’après un rapport qui circule, subissent la dissonance cognitive entre leurs valeurs personnelles et les valeurs islamiques afghanes qu’ils se voient obligés de respecter sous le dictât du corps militaire français ne voulant déplaire à l’ennemi à qui il fait pourtant la guerre ( allez comprendre … ). Cette dissonance cognitive cause des dommages psychologiques et pourraient avoir des répercussions de type traumatique induisant honte et culpabilité, mépris de soi. La soumission à un dogme qui ne nous ressemble pas et ne nous conforte pas peut produire de tels effets. Si par exemple vous êtes habitué à défendre l’opprimé dans la rue et trouvez inadmissible que l’on s’attaque aux faibles que vous défendez toujours, mais que vous avez aussi un sens aigu du respect de l’autorité, si votre hiérarchie vous ordonne d’assister à une situation de personne en danger en vous interdisant strictement de lui porter secours, ordre que vous recevez, je vous garantis que les dommages psychologiques seront grands. Quoi qu’il en soit, il est aberrant ou contradictoire d’agir contre soi-même. De ce point de vue, j’invite l’homme à garder son intégrité et à ne pas mettre en danger ses valeurs morales et à les faire respecter. Il serait parfaitement méprisable de se soumettre à des valeurs morales qui ne sont pas les nôtres.

Dans les contes pour enfants, le candide qui frôle la mort ou rend visite au loup car il le croit un ami, se voit vertement réprimandé. L’imprudent est toujours montré du doigt, moqué et cela à juste titre. D’ailleurs, la prudence fait partie des vertus cardinales me semble-t-il. Dans les  » Trois petits cochons », les deux aux maisons de paille et de bois ( maison de paille, de bois, cela ne vous dit rien ? ), sont montrés du doigt comme des imbéciles. L’homme occidental nous en paye une bonne tranche. Une tranche de rire bien sûr ! Il accueille sur son territoire une immigration issue du Tiers-monde sans s’inquiéter des différences qu’ils pourraient y avoir. Des différences culturelles, physiques, intellectuelles, morales, religieuses. Y en a-t-il ? Peut-être que oui, peut-être que non ? Mais… il serait au moins prudent de le supposer avant de recueillir ce petit personnel sur notre territoire. Les grandes aspirations « Droit-de-l’Hommiste » nous exposent peut-être à des dangers ? Même si l’on ne sait pas, il vaut mieux s’assurer : cela s’appelle la prudence. Qui je fais rentrer chez moi ! Après l’on n’ira pas pleurer si le clochard que j’ai hébergé par bienveillance viole mes propres enfants. Je n’ai pas encore dit qu’il y avait une différence d’une quelconque nature avec les autres races ( mot devenu imprononçable aujourd’hui ). J’invite juste à la prudence. D’ailleurs je vous rassure tout de suite sur ce fait, il n’y a pas de différence entre nous et les étrangers. Il n’y a pas de différence entre un noir et un blanc même sur le plan physique. Il n’y a pas de différence culturelle, morale ou religieuse entre un nomade islamisé du désert et un autochtone français de souche parisien. Non ! Non ! Bien sûr que non ! De même il n’y a pas de différence de taille entre un grand et un petit. La différence n’existe plus. L’extrémité atteinte de l’esprit de tolérance a tendance à nier la vérité des différences, un aveuglement qui peut outrepasser la prudence que je recommande. Un aveuglement dangereux. Les travers de cet aveuglement se sont répandus comme le café qui se renverse. Par exemple, aujourd’hui nous vivons à l’époque du déni de responsabilité qui est une des conséquences tragiques de cet aveuglement.

A partir du moment où l’on se cache une partie de la vérité, il est impossible d’analyser les causes d’un phénomène et là, on observe un glissement vers une recherche de causes absurdes. Le mystère reste entier. On a perdu la science.

Une jeune fille parisienne photographe agressée par une bande d’afro-maghrébins dans une manifestation lycéenne du 18 mars 2005 dira dans un contexte d’idéologie antiraciste :  » je ne comprends pas, qu’est-ce que je leur ai fait ? ». Elle est condamnée a ne jamais comprendre tant qu’elle restera du coté de cette idéologie antiraciste qui n’est qu’une branche de la grande idéologie mondialiste, je cite : »libre circulation des capitaux, libre circulation des marchandises, libre circulation des hommes ». Des principes qui rendent nécessaire l’application d’une idéologie antiraciste pour constituer le liant social de communautés multiculturelles plus ou moins stables ( enfin nous aurons la surprise ). Un ordre parfaitement contre nature.  Donc, je disais que le déni de la vérité ou d’une partie empêchait l’analyse donc la compréhension des phénomènes. Ce déni de la vérité est entretenu par des barrières invisibles dans nos têtes comparables à des barrières électrifiées qu’il ne faut pas franchir. Impossible d’explorer les confins du monde intellectuel. Les intellectuels d’aujourd’hui pourraient être largement remis en question ou dépassés mais on ne nous le permet pas. Même la science n’échappe plus aux dogmes autour desquels se constituent des regroupements de scientifiques défenseurs irréductibles de la théorie établie. Et nous, bêtement nous y croyons sous le seul et unique prétexte que l’argument vient de là-haut, d’une autorité « respectable », cela sans le soumettre à l’examen de notre réflexion. D’ailleurs, demandez-vous, chers concitoyens, combien de temps vous consacrez à la réflexion chaque jour en dehors, du travail, du dodo, du métro et du poste Tv. La plupart des gens recrachent inévitablement et inlassablement des paroles pré-mâchées dont ils ne connaissent les fondements et qui sont comparables au apprentissages hypnopédiques dans le « Meilleur des mondes » d’Aldous Huxley. J’en cite pour exemple, vous les reconnaîtrez, ils sont très pratiques mais personne n’en mesure la véracité :

« Il ne faut pas stigmatiser »

Il ne faut pas généraliser »

Bien sûr, voilà que l’on prend cela pour des évidences. Aldous Huxley, j’espère que vous connaissez.

Le plus gros problème de l’intelligence aujourd’hui, c’est le déni de la responsabilité. Un travers extrêmement nocif à l’origine du délitement de la justice et du déplacement de nos valeurs morales, je cite :

Avant, si je laissais mon vélo dans la rue et qu’un voleur s’en empare, le responsable était le voleur de toute évidence.

Aujourd’hui, nous entendons que le responsable est le propriétaire du vélo sous prétexte qu’il a excité la convoitise du voleur. Salaud de propriétaire ! Vous connaissez sans doute aussi le nouvel adage  » c’est la faute à l’I-phone  » où les smartphones sont incriminés en première instance dans les vols de portables. C’est aussi la faute au vélo si celui-ci m’a été dérobée. Dans le cas du viol cela devient beaucoup plus grave car le violeur est de moins en moins rendu responsable de son acte. La fille est habillée trop courte, elle le provoque. La fille est trop blonde. La fille est trop jolie. De toute façon c’est parce que c’est une fille. Cette forme de considération de la responsabilité appartient à d’autres cultures ou d’autres courants, à d’autres temps qui devraient être révolus. Ce qui est saisissant, c’est d’assister au glissement de la notion de bien et de mal en Occident même alors que l’on se croyait garants de valeurs stables, pérennes  et sûres. La confrontation avec d’autres cultures et la fragilité du maintien de notre propre culture, devrais-je dire une certaine lâcheté de notre part, opère ce glissement inévitablement. Un glissement finit toujours jusqu’au point terminal.

« Pas de bonheur sans liberté, pas de liberté sans courage »

« Pratiquez le courage »

Quand nous vivons dans une société où tout le monde prône l’amour des uns et des autres, surtout des autres, avec un élan de générosité pour la Croix rouge et Haïti ainsi que le prêche constant de bonnes paroles sur les droits des sans papiers, l’égalité des droits entre Français et étrangers, et que d’un autre coté personne n’est capable de lever le petit doigt quand une pauvre personne innocente se fait sauvagement agressée dans un lieu public, je me dis que nous avons de quoi avoir honte. Il y a un sérieux problème ou il nous manque une case. Ni le courage, ni l’esprit de solidarité ne sont l’apanage du peuple français aujourd’hui désuni et de surcroît divisé dans l’opinion ( ce qui revient à une division intégrale ). Il en résulte cette absence de solidarité car il n’y a plus cette reconnaissance de soi à travers un peuple. L’amour prôné ici n’est que vaine hypocrisie. Aucune âme ne saurait être bonne sans avoir de courage car sans courage, toute âme est corruptible car toute âme sans courage est susceptible de se soumettre à une force supérieure qui la guide mal. Donc une âme sans courage est une âme déchue. Là où l’homme veut jouer la carte de l’excessive bienveillance, il échoue, il n’est ni bon, ni juste car il piétine ses valeurs morales pourtant essentielles par pure lâcheté. C’est peut-être notre karma, permettez-moi l’expression, mais notre peuple arrive à l’épreuve ultime où il devra déployer un véritable courage physique ( se battre pour imposer nos valeurs ), intellectuel ( savoir accepter la vérité même si elle brûle les yeux ) et moral ( ne pas avoir peur du « qu’en dira-t-on », du regard accusateur de la majorité silencieuse ), s’il désire survivre. Ceux qui ne désirent pas survivre ou ne veulent pas la survivance du peuple occidental doivent comprendre que le socle de leurs valeurs morales et intellectuelles mais aussi leur confort et le degré de  progrès scientifique et social dépend de ce socle. Notre absence de courage vouera des générations futures entières à une vie fort peu souhaitable voire tragique. C’est cela que vous voulez ? Vous croyez qu’un paradis vous attends pour vous recueillir et vous offrir le bonheur sur un plateau d’argent ? Surtout que vous n’aurez pas été capable de laisser le monde futur dans un état convenable au mépris des générations futures ? Vous rigolez ? Vous oubliez que c’est à nous de construire ce bonheur, ici même, sur cette terre et d’une manière Juste.

… et puis qui sait, peut être que l’on se réincarne ? Par justice ce serait chose souhaitable en tout cas.

L’Eugéniste.

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