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Réfléchissons à notre condition démocratique.

mars 17, 2011

Les Français adorent les mots croisés et le sudoku, alors ils adoreront réfléchir un peu plus à leur condition.

Nos dirigeants actuels veulent que notre pays soit une démocratie et une république. Du moins ils le prétendent. Nos dirigeants luttent contre le populisme. En tout cas c’est ce qu’ils disent. Qu’est-ce que le populisme ? C’est l’expression de la volonté du peuple dit d’une façon péjorative. Si le peuple exprime un choix quel qu’il soit, comment se pourrait-il que ce choix soit qualifié de mouvement populiste ? Bizarrement cette qualification n’est attribuée qu’aux choix qui ne concordent pas avec la tendance politique. Par exemple, le refus de l’immigration massive ou le refus des minarets ou le choix de regagner la souveraineté française ou encore la volonté de préserver l’identité nationale et la culture sont aujourd’hui qualifiés de « populisme », « dérive populiste », « dangereuse dérive populiste ». Il faut bien que les journalistes usent de qualificatifs connotés négativement pour donner du poids à leurs accusations.  La question qui vient à l’esprit est la suivante : pourquoi ces choix sont « populistes » et pas les autres choix ? Parce qu’ils vont à contre courant des objectifs que les politiques se sont fixés. Ils dérangent ! Comprenant le contenu véritable du terme « populisme », écarté des soupçons que l’on veut bien lui associer, le populisme n’est rien d’autre que la voix du peuple et une expression de sa volonté entre toutes les autres expressions.

La démocratie est le pouvoir accordé au peuple. La démocratie laisse donc le peuple faire entendre sa voix. Il n’y a donc pas de démocratie sans l’aval du peuple.

Si le gouvernement lutte contre les populismes et se veut démocratique et républicain il est strictement contradictoire.

Dans certains débats, la notion même de démocratie se voit remise en question. C’est dire la véritable dérive à laquelle mène le refus du populisme. C’est précisément la peur de la montée du populisme qui fait dire à certains journalistes : » n’est-il pas déraisonnable/dangereux de laisser le peuple décider ? » Ce à quoi il faudrait rétorquer : » n’est-il pas dangereux/fou de priver le peuple de la démocratie ? »

Comme les anti-populistes et les amoureux du multiculturalisme et des « droits de l’homme » semblent se rétracter devant la démocratie, je tiens à expliquer à quoi sert la démocratie :

Le peuple, mieux que le gouvernement des nantis administratifs qui nous dirigent, vit au quotidien l’effet des décisions politiques qui sont prises. qu’elles soient bonnes ou mauvaises. Quand celles-ci sont mauvaises et qu’à long terme elles entraînent des conséquences catastrophiques, le nanti dirigeant ne peut pas éprouver la douleur et les difficultés tandis que l’homme du peuple peut les jauger parfaitement. A l’égal du système nerveux et ses ramifications qui signalent au cerveau tout changement préoccupant dans l’organisme par une douleur afin que ce dernier prenne la décision d’y mettre un terme, la démocratie idéale ( pas celle que nous avons mais une démocratie directe et multipliant les référendums ) permet de réguler l’ensemble des décisions prises et de les orienter en fonction de ce qui est bon pour le peuple car c’est lui qui s’exprime.

Toute forme de conduite comme la conduite automobile par exemple, requiert les sens physique qui subissent la situation, l’éprouve et par là la jauge en en appelant à prendre les décisions en adéquation avec la situation. Ce mécanisme s’applique de façon permanente et la communication entre les sens ( le peuple par analogie ) et le cerveau ( l’élite ) est permanente. Avec un système aveugle, c’est l’accident assuré, vous en conviendrez.

Le dysfonctionnement de la démocratie ( sa limitation, sa remise en question, le refus de prendre en compte les voix populaire et leur disqualification ) a plusieurs causes probables :

  1. Une oligarchie qui n’a pas pour objectif de servir le peuple mais de servir ses privilèges et de les préserver aussi longtemps que possible.
  2. Une politique contraignant le peuple que l’oligarchie persiste à appliquer par illumination idéologique et refus de remise en question par voie démocratique.
  3. Une politique contraignant le peuple que l’oligarchie persiste à appliquer par pression politique externe ( une souveraineté étrangère, l’Europe, les USA ou les pays arabes par exemple ) et qui démontre l’absence totale de souveraineté et l’effet pervers qui en découle.
  4. J’en oublie peut-être.

Vous voyez aussi dans ce raisonnement que l’absence de souveraineté d’un pays ne peut en aucun cas conduire à des voies démocratiques. Et vous comprenez que sans démocratie, une aristocratie raisonnable et bienveillante pourrait nous conduire à la rigueur vers d’heureux chemins mais qu’il ne vaut mieux pas compter dessus et que la démocratie reste nécessaire pour affirmer nos besoins par rapport à nos souffrances  et nos aspirations. Il serait aussi très bon que le peuple soit consulté plus souvent.

A l’évidence nous sommes sous l’égide d’un gouvernement anti-démocratique qui se dissimule derrière un mensonge.

L’Eugéniste.

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